La rentrée académique 2019-2020 est particulièrement radieuse à l’Institut National des Arts. Nous touchons – presque – à ce qui a été espéré, annoncé, différé, désiré toutes ces années : la concrétisation du projet de campus moderne pour l’I.N.A. Grâce au généreux soutien de la République Populaire de Chine, l’Institut National des Arts (INA) devrait être bientôt de retour (Inch Allah !) sur le site d’où il est parti voici trente ans – ou presque –, martyr collatéral de l’érection du Stade des Martyrs de Kinshasa.

Les travaux de construction du campus moderne de l’INA (avec salles de cours, bibliothèque et studios dernier cri) et du Centre de Coopération et d’Action Culturelle (avec une salle de spectacle de plus de 1500 places) ont été officiellement lancés avec la pose de la première pierre de ce grand chantier par le Chef de l’Etat, le mardi 15 octobre 2019. Ceci est une belle ponctuation (pas encore ‘‘finale’’ certes) de cette lutte de  longue haleine menée par la plupart de ceux qui ont pris les rênes de l’INA depuis l’année abhorrée 1988.

Cette revanche de l’Histoire (le ‘‘retour aux sources’’ de l’INA) doit s’inscrire comme un véritable tournant de l’enseignement des arts et de la gestion culturelle au niveau supérieur dans le pays et la région (Afrique sub-saharienne). En ayant comme tremplin les recherches originales menées sur les musiques congolaises traditionnelles et modernes (notamment sur la Rumba Congolaise, en voie d’inscription au Patrimoine mondial de l’Humanité), sur les formes authentiques mais combien innovantes du théâtre congolais (notamment celles adossées au conte, au théâtre pour l’action sociale et au théâtre en cités), sur la gestion du patrimoine immatériel et l’entreprenariat culturel, il s’agit de bâtir déjà aujourd’hui l’université des arts de demain.

Aussi, nous nous attelons dès maintenant à faire évoluer l’offre de formation de l’INA en l’ouvrant toujours plus sur la société congolaise de ce siècle, le XXIème. L’INA va être, encore plus qu’avant, le cœur battant de l’éducation artistique, de la recherche sur nos  arts et notre culture, l’‘‘antenne sensible’’ de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de la R.D.C. comme le démontrent chaque jour davantage les belles prestations de ses groupes musicaux et théâtraux ainsi que les actions sur terrain de ses animateurs culturels.

Les paroles du Pr. Nestor Mpeye Nyango, président magnifique du Conseil d’Administration des Instituts Supérieurs Techniques, Artistiques et Technologiques, deviennent plus que jamais prophétiques pour les autorités académiques, les enseignants, les chercheurs et les étudiants de l’INA : « l’Institut National des Arts n’est pas un atelier de besogneux, c’est le sanctuaire de ceux qui ont le feu sacré ». YOKA Lye, Professeur Emérite, Directeur Général de l’I.N.A.

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